De la Préhistoire à
l'Antiquité : 
Usson du Poitou a conservée de nombreux vestiges de son
histoire depuis l'occupation néolithique (entre 5000 et 2800 avant J.C.).
A cette époque, les hommes se sédentarisent progressivement et
constituent de petits villages. Il ne reste que peu de trace des habitations (construites
avec des matériaux périssables). Mais il reste de nombreuses traces de sépultures
(tumulus, dolmens) sur la commune et sa région.
Le peuple celtique des Pictons a ensuite occupé la région sur
un territoire qui correspondait approximativement aux départements de la Vienne, des
Deux-Sèvres et d'une partie de la Vendée.
Puis, un demi-siècle avant notre ère, cette région a été
conquise par César. Les campagnes se "romanisent" et adoptent les pratiques
romaines tout en conservant une part de l'héritage gaulois.
Les 3ème et 4ème siècles marquent la fin de l'Empire romain
et le développement progressif du christianisme.
Le livre "Usson Du Poitou au fil des siècles"
apporte de nombreuses précisions sur cette époque, le détail des découvertes
archéologiques correspondant à cette ère, ainsi que les monuments et vestiges restants.
Le Moyen-Âge : 
Le Christianisme se développe en Poitou à partir du
milieu du 4ème siècle, en particulier avec le premier évêque de Poitiers connu (Saint
Hilaire) et avec l'évangélisateur des campagnes de la région (Saint Martin).
Dans les campagnes, les pierres "païennes", les bornes
milliaires, les épitaphes sont réutilisées à des fins chrétiennes.
Le réseau paroissial des campagnes ne se met en place que tardivement.
Au 5ème siècle, les invasions barbares marquent la région.
Clovis, roi des Francs, s'installe en Gaule du nord et va être à l'origine de la
dynastie mérovingienne.
Le sous-sol du bourg d'Usson conserve de nombreux vestiges de cette
période mérovingienne, détaillés dans le livre "Usson Du Poitou au fil des siècles".
A partir du haut Moyen-Âge, se mettent en place les structures
administratives qui vont régir la vie quotidienne des habitants. Ces structures
remplacent celles de l'époque gallo-romaine.
A partir de l'époque féodale, Usson formait une châtellenie,
réunie au domaine de la couronne en 1350.
A la fin du 14ème et au 15ème siècle, plusieurs seigneuries,
(sans doutes bien antérieures aux premiers textes conservés), se partageaient les
terres.
La paroisse se développe sur les bases de la première
communauté chrétienne de l'époque mérovingienne.
Vers le 11ème siècle, des moines s'installent dans le bourg.
Au Moyen-Âge, le territoire de la paroisse correspond sensiblement à
celui de la commune actuelle. La vie s'organise autour du bourg et des nombreux villages
et hameaux, dont la plupart sont d'ailleurs constitués à cette époque, même si
certains lieux d'occupation remontent sans doute à l'époque gallo-romaine.
Plusieurs édifices du Moyen-Âge sont encor visibles, et
plusieurs exemples de souterrains-refuges existent encor.
Le livre "Usson Du Poitou au fil des siècles"
apporte de très nombreuses précisions sur cette époque (détail des actes, des
châteaux, des vestiges et des souterrains datant de cette époque).
La vie à Usson du
16ème au 18ème siècle : 
La population, qui se composait de 273 feux au milieu du 18ème
siècle, en compte 322 en 1970, soit 1543 âmes. Cette population de répartit entre le
bourg et 81 villages, dont certains ont aujourd'hui disparu ou ont été absorbés.
Ces nombreux habitants, aux activités diverses, vivaient dans un cadre
de vie où se superposaient plusieurs structures : la paroisse, la baronnie et les
seigneuries.
La paroisse correspond à une circonscription territoriale
confiée à la juridiction spirituelle d'un curé, assisté parfois d'un vicaire.
En ce qui concerne la baronnie et les seigneuries, Usson du
Poitou, à cette époque et depuis le rattachement du Poitou au domaine royal en 1422,
appartient au roi et est géré par ses représentants, tandis que plusieurs seigneurs y
possèdent des fiefs.
Le livre "Usson Du Poitou au fil des siècles"
consacre un très large chapitre où sont détaillées ces deux cadres de vue de cette
époque :
- le cadre de la
vie spirituelle (réception des sacrements; le prieuré, la cure et la fabrique
d'Usson du Poitou; les intervenants extérieurs : prédicateurs et missionnaires; les
protestants).
- le cadre
administratif et économique (la baronnie royale; les seigneurs d'Usson; la
communauté d'habitants; les habitants d'Usson : les hommes de la terre, les hommes de
métiers ou artisans divers, les pauvres et les mendiants, les "Boesme" et
"Pauvres Limouzins")
De la révolution
au consulat (1789 - 1799) : 
L'année 1789 s'annonce difficile. Suite aux mauvaises
récoltes de 1788 et à l'hiver rude de 1789 qui compromet les moissons, la peur de
manquer de pain et les spéculations font monter le prix du blé.
Un fort relent anti-seigneurial monte alors et se retrouve dans les
cahiers de doléance (1er mars 1789) d'Usson, où la noblesse et le clergé sont accusés
de ne pas payer leur part d'impôt et de faire peser, sur les paysans, de trop lourdes
redevances devenues insupportables.
De nouveaux cadres administratifs voient le jour en 1790, avec
la création des départements. Le 10 février 1790, le département de la Vienne est
subdivisé en six districts et en quarante-neuf cantons.
Usson, ancienne baronnie et prévôté royale, incorporé dans le
district de Civray, devient alors chef-lieu d'un canton de 4042 âmes (Usson, St Secondin,
St Martin l'Ars, Joussé et Payroux).
Plusieurs maires se succèdent à la tête de la commune d'Usson
jusqu'en 1795.
Au directoire (1795 - 1799), les districts sont supprimés et
les municipalité des communes de moins de 5000 habitants sont remplacées par des
municipalités cantonales à la tête desquelles se trouve un président. Dans chaque
commune subsistent seulement un agent municipal et un adjoint.
Deux présidents se succèdent à la tête de la municipalité
cantonale d'Usson, à raison de deux années chacun.
Pendant toute la période révolutionnaire, la municipalité a
probablement disposé d'une salle en location chez un (ou plusieurs) particulier(s) et non
d'un bâtiment propre.
Durant cette période révolutionnaire, la religion et la
noblesse sont mises à mal.
La noblesse perd une partie de ses privilèges dans la nuit du 4 août
1789, tandis que le clergé voit ses biens confisqués le 2 novembre 1789, et vendus comme
biens nationaux pour combler les besoins d'argent de l'État.
La vente des biens nationaux débute à Usson du Poitou dès le début
de l'année 1791. Les bénéficiaires de cette séquestration des biens religieux sont
uniquement les notables de la paroisse ou ceux de paroisse voisines.
Les familles nobles d'Usson se sont d'abord relativement bien
impliquées dans la nouvelle structure communale. Leurs membres n'occupent pas la place de
maire, mais plutôt celle d'officier municipal. Mais devant la tournure que prennent les
évènements, bon nombre des familles nobles d'Usson choisissent (comme d'autres ailleurs
en France) d'émigrer à l'extérieur de nos frontières. Les révolutionnaires prennent
alors des mesures rigoureuses à leur égard en décidant de la confiscation de leurs
biens (2 septembres 1792) et leur bannissement à perpétuité ainsi que la peine de mort
pour ceux qui repasseraient la frontière (23 octobre 1792).
La vente des biens des émigrés Ussonnais et de l'ancien domaine royal
se déroule pour la plus grande partie de l'an 3 à l'an 4. Les anciennes seigneuries
passent généralement entre les mains des notables locaux.
La première république, née le 21 septembre 1792, est
menacée sur ses frontières par les armées étrangères et à l'intérieur par
l'insurrection vendéenne. Si le thème républicain de la patrie en danger exalte le
nationalisme, la levée de 300 000 hommes, décrétée en mars 1793 par la Convention,
soulève de nombreuses résistances. Le contingent de 3806 hommes que doit fournir le
département de la Vienne se révèle une ponction humaine plus lourde que la milice de
l'ancien régime. Des soulèvements locaux se développent et se terminent parfois par une
répression sévère, comme à Usson du Poitou qui perd ainsi deux de ses enfants
(Jean-Baptiste Cuirblanc 24 ans et Georges Pasqueron de Fonmervault 27 ans), marquant
durablement les mémoires. L'affaire d'Usson, comme les autres émeutes liées au
recrutement, est réglée en une vingtaine de jours.
La vie quotidienne, à Usson du Poitou, reprend son cours,
ponctuée par les répercussions des décisions administratives parisiennes et par
l'ardeur des élus locaux à entraîner les habitants dans leur enthousiasme
révolutionnaire.
La surveillance des suspects vivants dans la commune, et de ceux qui y
sont de passage et susceptibles de se rendre en Vendée, se généralise.
Plusieurs Ussonnais perdent la vie dans les guerres menées par la
République.
Les efforts d'éducation de la jeunesse, menés dans la commune et
commencés sous l'Ancien Régime, se poursuivent dans les premières années de la
Révolution pour être finalement brutalement interrompus quelques années après.
Jusqu'en 1792, le registre paroissial fait office d'état civil
pour les seuls catholiques. Les autres communautés religieuses ont leur propre registres.
Suite à la loi du 20 septembre 1792, l'état civil est sécularisé et regroupe les
naissances, mariages et décès des personnes vivant sur le territoire de la commune, sans
distinction religieuse. Le registre paroissial d'Usson du Poitou se clôt le 15 novembre
1792. L'état civil de la commune commence le 20 novembre 1792. La loi du 20 septembre
1792 autorise également le divorce par consentement mutuel des époux et désacralise
encor le mariage.
Un an plus tard, la sécularisation s'accélère par la suppression du
calendrier grégorien, rythmé par les fêtes liturgiques et les fêtes des saints,
remplacé par un calendrier républicain. Les paroisses voisines d'Usson du Poitou perdent
leur ancien patronage au profit d'une nouvelle dénomination sans référence religieuse.
De même, le terme paroisse disparaît progressivement au profit de celui de commune.
L'église d'Usson du Poitou, fermée au culte, devient très rapidement
un temple dédié à la déesse Raison.
En l'an 7, le nouveau culte décadaire est introduit à Usson du Poitou
et le temple rebaptisé "salle décadaire". La municipalité du canton d'Usson
se fait même remarquer en tentant de proscrire complètement le dimanche par son arrêter
du 10 mai 1798, mais le département le fait casser pour ne pas trop heurter la
sensibilité populaire encore attachée au repos dominical.
Durant toute cette époque, la liturgie catholique a laissée la place
à une liturgie laïque particulièrement magistrale au moment des fêtes républicaines.
Les soubresauts révolutionnaires, la crise politique et
économique de la fin du Directoire s'achèvent par le coup d'Etat de Napoléon Bonaparte
le 9 novembre 1799. Dans sa proclamation de la Constitution de l'an 8, Bonaparte peut
déclarer : "Citoyens, la Révolution est fixée aux principes qui l'ont commencée,
elle est finie.".
Le livre "Usson Du Poitou au fil des siècles" dont
sont tirés tous les passages de cette période révolutionnaire, apporte encor plus en
détail sur cette période au sein de la commune d'Usson du Poitou.
Le 19ème siècle : 
Le début du 19ème siècle marque le renouveau de la paroisse
laissée sans prêtre sous la révolution, le renouveau d'une vie politique municipale
locale et le renouveau de l'instruction de la jeunesse mise en sommeil pendant quelques
années.
Durant cette période, Usson du Poitou vit également au rythme des
progrès techniques, ainsi qu'à celui des bouleversements politiques qui secouent la
France (consulat, premier Empire, Restauration, 2ème République, Second Empire, 3ème
République).
Le siècle s'achève dans le souvenir des soldats morts pour le pays
pendant la guerre de 1870, et par le crime de la Font-du-Parc (en 1892).
Le concordat de 1801, passé entre Bonaparte et le pape Pie 7
et promulgué le 8 avril 1802, permet le retour du culte à Usson. Le 16 mars 1804, un
nouveau curé est de retour à Usson : les sacrements sont à nouveau administrés. Mais
ce prêtre se retire de sa charge à la fin de l'année 1806, et la paroisse reste sans
prêtre jusqu'en septembre 1807. Divers prêtres se succèdent.
Du 1er mars 1821 jusqu'en 1880, J-H. Cherpenet est curé d'Usson du
Poitou. Les anciennes habitudes religieuses se ravivent, deviennent assez régulières et
prennent parfois une très grande ampleur à certaines occasions, notamment lors des
visites pastorales des évêques de Poitiers. Les prédicateurs extérieurs interviennent
également. Ce prêtre intervient aussi dans l'embellissement de l'église d'Usson. Il
fait naître deux projets : la construction d'un nouveau presbytère et l'aménagement
d'une sacristie. Mais la mort ne lui permet pas d'en voir l'achèvement (sacristie
construite en 1843).
La période de 1886 à 1898 sera particulièrement riche en
évènements religieux pour la paroisse, et les prédicateurs extérieurs se font de plus
en plus présents. A la fin de cette période, la paroisse a retrouvée ses fastes
anciens.
Au début du 19ème siècle, Usson se dote à nouveau d'une
municipalité, mais elle perd son titre de chef-lieu de canton en 1801.
Tout au long du siècle, la municipalité développe son école
communale tandis qu'une école privée, dirigée par des religieuses enseignantes,
s'établit à Usson en 1868.
Le 30 avril 1800, la municipalité reprend. L'organisation de la vie
municipale ne changera plus jusqu'à nos jours. Le terme de "mairie" remplace
définitivement celui de "chambre municipale" en l'an 1800.
Le 8 février 1870, la commune fait l'acquisition d'une maison, située
Grande-Rue, destinée à devenir mairie et maison d'écoles. Mais la guerre de 1870
contrarie les projets. Finalement, le 23 décembre 1877, le premier conseil municipal peut
enfin se tenir dans un bâtiment dont l'unique fonction est de servir de mairie et
d'école (l'actuelle poste). La mairie est à l'étage, et l'école au rez-de-chaussée.
Usson du Poitou est pourvue d'un garde champêtre dont le rôle est de
veiller à l'application des arrêtés municipaux réglant les affaires liées à la
police locale. Mais il ne peut faire face à toutes les exactions perpétrées sur le
territoire de la commune. Dans le courant de l'année 1878, une brigade de gendarmerie
s'installe dons à Usson du Poitou suite aux demandes des élus et des notables d'Usson.
Mais en 1889, la brigade s'installe dans des locaux neufs situés à Lusigny (bâtiment
toujours visible).
Vers 1865, à l'initiative de Joseph Blondet de Pluvillière,
naît la citée ouvrière de Pluvillière dans le bourg d'Usson.
En 1873, Joseph Blondet de Pluvillière transmet à la municipalité
tous ses droits sur la cité. La cité Pluvillière, "petit coron" poitevin,
existe toujours et donne un charme particulier à Usson du Poitou.
Les problèmes liés à la restauration et à la construction
des voies de communication traversant la commune et à l'alignement des rues du bourg,
reviennent de manière récurrente dans les débats du conseil municipal, tout au long du
19ème siècle. La départementale n°10 reliant Poitiers à Confolens, établie
assez loin du bourg, laisse un goût amer aux élus locaux. Dix ans plus tard, en 1848, la
commune demande et obtient des fonds pour la rénovation du pont d'Usson, en
dédommagement de l'éloignement de la D10.
Le 13 octobre 1895 à lieu l'inauguration officielle de la voie de
chemin de fer reliant Poitiers à St Martin L'Ars. Cette voie passe par Usson du Poitou,
avec une gare établie à moins d'un kilomètre du bourg comme exigé par la
municipalité, en longeant la route départementale.
Cette voie révolutionne les modes de vie des villes et villages
qu'elle dessert et dynamise le commerce et les échanges entre les villes et les villages.
Mais, le 30 juin 1934, la ligne ferme par manque de rentabilité et à
cause de la rude concurrence du bus. Ce dernier ne met plus qu'une heure pour faire le
trajet qui prend trois heures par le train à vapeur. Le moteur à essence remplace le
moteur à vapeur.
Abandonnée pendant la période révolutionnaire, l'éducation
des jeunes enfants d'Usson Du Poitou reprend timidement au début du 19ème siècle dans
l'école publique. Le nombre des enfants scolarisés dans l'école communale ne cesse
d'augmenter tout au long du siècle, tandis qu'une école dirigée par des religieuses est
fondée vers la fin du 19ème siècle en 1868.
L'école communale primaire comprend une école pour les garçons et
une pour les filles. Un seul instituteur dirige les deux écoles jusqu'à la rentrée de
1867, date à laquelle une institutrice doit commencer à remplir sa fonction.
L'instituteur donne également des cours pour adultes, et l'institutrice des cours de
travaux d'aiguille.
Le nombre des élèves scolarisés dans l'enseignement public n'est pas
très bien connu, sauf pour les années 1875 à 1881. Les effectifs varient de 96 à 180
élèves, et sont donnés par le conseil municipal, afin de solliciter deux postes de
maître adjoint auprès du ministère de l'Instruction Publique.
A cette époque, l'école n'est pas obligatoire, et le nombre
d'élèves peu varier en cours d'année à cause des travaux agricoles qui nécessitent de
la main d'uvre.
On distingue deux groupes d'élèves : ceux dont les parents peuvent
payer la scolarité, et ceux qui doivent êtres admis gratuitement. Le maire et le curé
de la paroisse arrêtent la liste des enfants à admettre gratuitement à l'école
communale, avant de la soumettre au conseil. Le nombre d'enfant du second groupe varie en
fonction des ressources dont dispose la commune pour les prendre en charge.
Suite aux lois des 16 juin 1881 et 28 mars 1882 qui imposent la
gratuité et l'obligation de l'enseignement primaire, la commune d'Usson réclame une aide
à l'état afin de faire face à ses nouvelles charges dues à l'augmentation des
effectifs.
Jusqu'en 1877, l'école suit la mairie au gré des locations
successives. C'est probablement à la rentrée scolaire de 1877 que l'école prend
possession des locaux nouvellement construits, de même que la mairie. Ces locaux sont
vendu en 1913 pour êtres transformés en hôtel.
En 1868, à l'initiative de la comtesse Perry de Neuil, née
Melchiorine de Nuchèze, dame de Badevillain, est crée l'école privée religieuse. Elle
met à disposition des religieuses un immeuble lui appartenant rue St-Pierre, à
proximité de l'église, en en conservant la propriété. L'acte de fondation de l'école
religieuse est daté du 17 septembre 1868. Au mois d'octobre 1868, deux religieuses de la
Salle-de-Vihiers arrivent à Usson pour occuper le poste d'enseignantes à l'école
privée religieuse. Ces deux surs appartiennent à l'ordre des Filles de la Charité
du Sacré-Cur de Jésus (fondé en 1823). A la mort de la comtesse, le bâtiment de
l'école privée religieuse revient à sa petite fille Marie de Baglion. La gratuité de
l'école religieuse est établie en 1881.
La guerre, déclarée le 19 juillet 1870 par la
France à la Prusse, fut une guerre assez courte. Elle s'achève avec l'armistice du 28
janvier 1871 et par l'annexion de l'Alsace et de la Lorraine à l'Allemagne. Le siège de
Paris et les champs de bataille nécessitent la mobilisation de volontaires et celle des
jeunes hommes.
Plusieurs habitants d'Usson du Poitou perdrons la vie durant les
combats, ou des suites de maladies contractées à la guerre.
En 1896, une souscription est lancée pour élever un monument à la
mémoire des soldats morts. L'ensemble des frais à été couvert par une souscription
privée, sans que la commune ne participe, en dehors de la donation du terrain pour son
élévation.
L'inauguration se déroule en grande pompe le 2 août 1896.

Construit d'abord dans l'angle nord-est de la
place de l'église, il a été déplacé une première fois en 1939 pour occuper la place
de l'ormeau de Sully; puis une seconde fois retiré légèrement en arrière, lors de
travaux de voirie.
Les monuments élevés en France pour les morts de 1870 sont très
rares.
Le 14 novembre 1892, Usson du Poitou est le théâtre d'un fait
divers sanglant : le double assassinat (d'une femme et d'une jeune fille) et le vol
d'argent au village un peu isolé de la Font-du-Parc.
Le procès de l'assassin présumé, Jean Clément, se déroule les 29
et 30 mai 1893 en présence d'une foule importante. Jean Clément n'avouera cependant
jamais et se déclarera toujours innocent de ce dont on l'accuse. Mais tout porte à
croire en sa culpabilité. Il est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il est
transféré au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni (Guyanne française) où il y mourut
probablement.
Le 19ème siècle fut très riche d'Histoire et de progrès
pour Usson du Poitou. Ce chapitre n'est qu'un tout petit résumé de cette page
d'Histoire. Le livre "Usson Du Poitou au fil des siècles" , dont
sont tirés tous les passages de ce siècle, s'étend plus largement sur ce siècle à
Usson. Il consacre notamment plus d'une dizaine de pages à un éphéméride du 19ème
siècle qui contient de nombreux faits marquants pour Usson, qui proviennent de documents
difficiles à classer, mais qui ont cependant un intérêt pour l'histoire locale. Cet
éphéméride et ces faits donnent un éclairage complémentaire et non négligeable sur
cette époque.
Le 20ème siècle : 
Le début du 20ème siècle de fait dans la continuité de la
fin du 19ème siècle : la lutte de l'Etat contre l'église se poursuit et culmine avec la
loi de 1905 et perdure jusqu'au premier conflit mondial; le désir de revanche des
Français après la défaite de la guerre de 1870.
La vie à Usson du Poitou est profondément marquée par les deux
guerres mondiales qui ont eu lieu dans ce dernier siècle du millénaire.
Mais la vie y reprend son cours à partir des années cinquante,
cependant Usson du Poitou, comme toutes les communes rurales éloignées des grands
centres urbains, doit lutter contre la lente et continuelle érosion de la population.
A Usson du Poitou, comme partout en France, l'église doit
faire face à l'anticléricalisme de l'Etat et d'une partie de la population, qui se
traduit par la lutte contre les congrégations religieuses et par les inventaires des
églises.
Cette lutte de l'Etat républicain contre l'Eglise se fait surtout
autour de l'assistance publique et de la formation morale et intellectuelle de la
jeunesse, fonctions qui assurent la puissance de l'Etat.
Dès 1880, Jules Ferry prend des décrets contre les congrégations non
autorisées et dissous la Compagnie de Jésus. Ferdinand Buisson, directeur de
l'enseignement primaire,établit en 1882 la laïcité de l'enseignement primaire. Au
début du 20ème siècle, l'anticléricalisme s'accroît avec la loi sur les associations
prise en juillet 1901, qui, si elle favorise la constitution d'associations non
professionnelles, impose par son article 13 une autorisation législative pour les
congrégations religieuses. Cette politique culmine avec la loi du 9 décembre 1905 qui
établit la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la république ne reconnaissant, ni ne
salariant aucun culte. Ces deux décisions nationales s'appliquent directement à Usson du
Poitou.
En 1902, la maison mère de la congrégation des surs de la
Charité du Sacré-Cur de Jésus fait une demande d'autorisation, pour se mettre en
règle avec la loi, pour son établissement d'Usson du Poitou. Le préfet sollicite alors
un rapport du sous-préfet et une délibération du conseil municipal d'Usson du Poitou.
Ce dernier donne, à l'unanimité des voix, un avis favorable au maintient de
l'établissement d'Usson du Poitou, lors de sa réunion du 24 août 1902. Par contre, le
rapport du sous-préfet, daté du 12 octobre 1902, est quant à lui, assez hostile au
maintien des religieuses à Usson du Poitou : "L'établissement d'Usson a été
crée en 1868. Il comprend une école primaire et une école maternelle faisant partie
intégrante de l'établissement. Cette concurrence annihile presque complètement l'école
publique des filles. L'enseignement congréganiste est soutenu par la municipalité
réactionnaire et les riches propriétaires de la région. Il exerce une influence
fâcheuse sur l'esprit local. Les surs distribueraient de temps à autre, à la
population pauvre, des secours en nature déposés chez elles par les maisons riches. Mais
l'établissement est simplement enseignant et ne saurait être considéré comme
hospitalier.
L'immeuble appartient à M. de Baglion, propriétaire à Usson, qui se chargerait de
l'entretien de la maison et du mobilier. On n'est pas fixé sur l'origine des ressources
qui assurent l'existence des religieuses. D'après leurs déclarations, elles s'élèvent
à plus de deux mille francs. Il est vraisemblable que les principaux réactionnaires se
cotisent dans l'intérêt du maintien et du progrès d'une institution qui rend de si
grands services à leur parti. Peut-être aussi que la maison mère s'impose un léger
sacrifice."
Le 17 juillet 1903, la décision tombe : l'école doit fermer ses
portes le 17 août suivant.
Dès la rentrée des classes d'Octobre 1903, et afin de scolariser les
anciens élèves de l'école religieuse, une classe enfantine pour fille est ouverte à
l'école publique d'Usson du Poitou.
Les surs de la Charité du Sacré-Cur de Jésus ne
renoncent cependant pas à leur ancienne école, et en novembre 1903, elles ouvrent en
toute illégalité une école privée sous la direction d'une institutrice laïque et en y
assurant leur présence et influence par l'intermédiaire de deux surs
sécularisées. Cette reconstitution illégale entraîne des poursuites judiciaires,
contre la directrice laïque et les religieuses sécularisées, ainsi que contre
mademoiselle de Baglion. Le 1er septembre 1904, une ordonnance de non lieu du tribunal de
Poitiers clôt l'affaire, mais l'école fait toujours l'objet d'une certaine surveillance.
Avec la loi de séparation, les biens ecclésiastiques deviennent
propriété de l'Etat et les édifices de cultes sont confiés à des associations
culturelles devant comprendre une majorité de laïcs. Le pape Pie 10 condamne la loi de
1905 et interdit aux catholique de créer ces associations par crainte d'un danger de
schisme.
Malgré une forte opposition des catholiques d'Usson du Poitou, et un
échec le 27 février 1906, l'inventaire à Usson du Poitou se passe sans trop de
difficultés six jours plus tard.
Aristide Couteaux, sénateur ayant voté la loi de séparation, et
enfant du pays d'Usson, est directement pris à partis par un catholique extrémiste
d'Usson du Poitou, dans un tract circulant à Usson du Poitou : "Allons,
Jacquillou, Usson, la jadis si riante cité de ta naissance, vient de savourer les
douceurs de l'odieuse loi, que dans ta féroce haine tu as votée à bras levés (...). La
vieille église qui a vu tant de siècles, où ta vieille mère que je vénérais
t'apportait sur ses genoux, vient de voir briser ses portes par des mercenaires honteux de
la besogne à eux imposée par ton inique loi (...). Après le crochetage des couvents, le
cambriolage des églises, à quand le pillage des châteaux? Ta famille en a de beaux.
Soit maudit. Un vieil Ussonnais, ancien ami de ton père."
La vie de la paroissiale continue malgré tout avec des évènements
tels qu'en 1908 et 1909 avec la confirmation des enfants d'Usson du Poitou par l'évêque
de Poitiers, ou encor par l'achat d'une statue pour la fête célébrant la béatification
de Jeanne d'Arc en 1909.
La guerre de 1914 éclate et l'union sacrée qu'elle a engendrée vont
contribuer à accélérer la normalisation des relations entre l'Etat et l'Eglise. Durant
cette guerre, des "apparitions" de la vierge, à une jeune fille d'Usson du
Poitou, auraient eu lieu, mais elles n'ont jamais été reconnues par l'Eglise.
De 1935 à 1955, l'abbé Maigret (premier historien de la commune
d'Usson du Poitou) est curé à la paroisse d'Usson du Poitou. Dès son arrivée, il
s'attelle à une longue tâche de travaux d'embellissement de l'église (changement du
mobilier, restauration des chapelles latérales, plusieurs travaux de remise en état
faits par l'abbé Maigret lui même, restauration de statues, restauration de l'autel,
installations électriques, etc. ).
Mais les travaux de l'église ne lui font pas oublier son rôle de
pasteur des âmes. Il profite des deux grandes missions qui ont eu lieu (du 23 janvier au
13 février 1938; du 30 janvier au 27 février 1949) qui seront l'occasion de nombreuses
prédictions et instructions, ainsi que de plusieurs temps forts autour de certaines
fêtes. Il stimule également la vie de la paroisse d'Usson du Poitou en prenant dès 1935
l'initiative de la construction d'une salle paroissiale, construite pour les réunions
paroissiales et les catéchismes, mais aussi pour des séances de cinéma et de théâtre.
Plus tard, une autre salle, destinée au catéchisme et aux répétitions de chant et de
théâtre, sera creusée sous la première. C'est par ailleurs aussi sous l'impulsion de
l'abbé Maigret et d'Henri Stocklouser, réfugié lorrain, qu'est constituée une chorale
d'homme (en plus de la chorale de femme déjà existante). Aujourd'hui, suite à la
réunion des deux chorales, la chorale est mixte.
Après vingt ans d'apostolat, l'abbé Maigret quitte Usson du Poitou en
1955 pour la paroisse de Joussé. Il meurt à Poitiers le 10 avril 1968 à l'âge de 85
ans. Il est inhumé le 12 avril à Joussé.
Plusieurs abbés se succèdent alors à Usson du Poitou : l'abbé
Duvert de 1955 à 1966, l'abbé Ayrault de 1966 à 1975 qui démissionne et abandonne son
sacerdoce en 1975, l'abbé Baritaux de 1975 à 2000, l'abbé Laflèche de 2000 à 2001 et
l'abbé Audebrand à partir de 2001.
Durant cette période, la baisse de la pratique religieuse et le manque
de prêtres ont entraîné le regroupement progressif des paroisses voisines, qui, avec le
temps, se retrouvent toutes sous la responsabilité du curé d'Usson du Poitou qui prend
ainsi en charge les paroisses de St Martin l'Ars, Payroux, Joussé, Château Garnier, St
Secondin et Brion.
Durant cette même période, l'église d'Usson du Poitou a connu
plusieurs phases de travaux. Parmi ces travaux, ceux engagés en 1999 et terminés pour
l'année jubilaire 2000 ont redonné une sorte de seconde jeunesse à l'édifice. En ce
début de nouveau millénaire, l'église d'Usson du Poitou est entièrement restaurée
tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Le 20ème siècle restera le siècle des deux guerres
mondiales. Ces guerres de très grande envergure ont eu un impact direct sur l'histoire
locale d'Usson du Poitou.
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, tout le monde
pense à une guerre courte et rapide, mais ce ne sera pas le cas.
Dès 1914, Usson du Poitou participe à l'effort de guerre en envoyant
sur le front de nombreux jeunes hommes mobilisés. Usson du Poitou paiera un lourd tribu
en vies humaines à travers ses soldats envoyés sur le front de l'est de la France.
Durant ces années de conflit, le conseil municipal ne siège jamais au
complet. La liste des mobilisés du conseil est régulièrement tenue à jour. Le premier
impact sur les ressources imprévues de la commune concerne le porteur de dépêche qui
reçoit une indemnité de 26 francs.
La commune d'Usson du Poitou reçoit dès le début de la guerre des
réfugiés expulsés ou évacués de la zone de front. Des réfugiés arrivent encore en
1918.
Les premières mentions de soldats allemands prisonniers, dans la
région, apparaissent en 1916. Ces prisonniers sont utilisés, en raison du manque de
main-d'uvre, pour les travaux agricoles et la réfection des chemins.
La chapelle de la Paillerie est transformée en hôpital militaire, et
la grange aux dîmes d'Usson du Poitou sert d'entrepôt pour les produits et les animaux
réquisitionnés.
En 1915, la commune d'Usson du Poitou est obligée de gérer une crise
liée à la réquisition du blé. Pour palier à cela, la mairie prend en régie une
boulangerie pour assurer la vente de pain à prix coûtant aux seuls habitants de la
commune d'Usson du Poitou.
Fin 1917, suite à la durée du conflit qui occasionne une perturbation
du ravitaillement en céréales nécessaires à l'alimentation, la mairie demande au
préfet d'autoriser la fabrication de bon d'alimentation destinés aux familles qui ne
cuisent pas elles-mêmes leur pain. Ces bons d'alimentation sont distribués à partir du
printemps 1918.
L'armistice est signé le 11 novembre 1918. Usson du Poitou compte ses
enfants tombés sur les champs de batailles. Ils ne sont pas moins de 108 morts ou
disparus, auxquels vont s'ajouter 5 noms en 1919 et 1920 par suite des blessures de
guerres.
Le 24 septembre 1922 est inauguré le monument pour commémorer le
souvenir des soldats morts au combat. Un tableau d'honneur, malheureusement incomplet
après restauration, se trouve également dans l'église d'Usson du Poitou.
Le 3 septembre 1939, la guerre éclate
de nouveau entre la France et l'Allemagne. Après la "drôle de guerre",
période sans combat, les troupes françaises sont écrasées par les opérations
allemandes commencées le 10 mai 1940. Le maréchal Pétain, nommé à la tête de l'Etat,
signe l'armistice le 22 juin 1940.
Les régions de l'Est de la France, menacées par une nouvelle
invasion, sont évacuées dans des proportions bien plus grandes qu'en 1914. Usson du
Poitou est chargée d'accueillir des réfugiés. Mais grâce à la circulaire
préfectorale de mai 1939 qui désigne une commission d'accueil des réfugiés placée
sous la responsabilité du maire ou, s'il est mobilisé, du 1er adjoint, la municipalité
d'Usson du Poitou n'est pas trop débordée par les évènements. Le 6 septembre 1939,
environs 600 personnes, réfugiées principalement de la commune de Folschviller, arrivent
à Usson du Poitou. Ces réfugiés sont immédiatement répartis dans le bourg et dans les
différents hameaux et villages de la commune.
Le 13 mai 1940, les troupes allemandes franchissent la frontière et le
14 juin, la ville de Paris est occupée. L'effondrement français est complet. Le matin du
24 juin, les Allemands sont aux portes d'Usson du Poitou. Au carrefour de la gare, dans la
grange de la famille Bouillé, une section française est surprise par les troupes
allemandes qui la désarme. Des tanks français viennent à la rescousse et le combat
s'engage, faisant des victimes. Le 25 juin, au lendemain du drame, l'armistice, signé
trois jours plus tôt, entre en application. Les combats cessent.
Usson du Poitou est occupé dans sa totalité pendant un mois, par les
troupes allemandes, pour finalement se retrouver scindé en deux par la ligne de
démarcation. Une large partie d'Usson du Poitou est en zone libre, et trois fermes sont
en zone occupée (la Brunelière, la Chaise et la Cotterie). La commune de St Secondin
connaît la même situation, et quelques 250 de ses habitants sont, à partir de cette
date, administrés par la municipalité d'Usson du Poitou. Les Allemands établissent une
Kommandantur à Château-Garnier. Situé en bordure de la ligne de démarcation, le
village de la Tinelière est coupé en deux. Pour passer le poste frontière de la ligne
de démarcation, certains n'hésitent pas à corrompre les soldats allemands en leur
offrant de l'eau-de-vie.
Dans la zone libre, les lois du gouvernement de la France, établi à
Vichy, s'appliquent. Usson du Poitou doit appliquer la loi du 16 novembre 1940 qui oblige
à dissoudre les conseillers municipaux des communes de plus de 2000 habitants, pour les
remplacer par des municipalités nommées. De ce fait, le 17 juin 1941, le sous-préfet
installe un nouveau conseil à Usson du Poitou. Pour la première foi dans l'histoire
municipale d'Usson du Poitou, on compte une femme parmis les nouveaux conseillers. Environ
la moitié des anciens conseillés restent à leur poste, et jusqu'au 31 janvier 1942, la
municipalité est dirigée par Henri Salmon qui demande, à cette date, à être remplacé
dans sa fonction. Guy de Baglion prend sa suite.
Dans les deux zones, libre et occupée, le temps est à la restriction,
et au mois de septembre 1940, des titres d'alimentation sont distribués à la population
Ussonaise. Henri de Stocklouser, réfugié mosellan installé à Usson du Poitou, devient
interprète officiel.
La totalité du territoire français est occupé par les Allemands
après le débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 1942, et la ligne de
démarcation est officiellement supprimée en 1943. Usson du Poitou se retrouve ainsi
complètement en zone occupée.
La résistance s'organise autour d'Elise Arlot ("Maman
Lise"), dont une rue d'Usson du Poitou porte son nom aujourd'hui, contactée par
André Ravarit responsable de l'Armée secrète pour le département de la Vienne. Le
premier groupe (6 hommes) prend le nom de "Groupe Combat". En 1944, plus
important et mieux organisé, il se nomme maquis "Antoine", et participe à la
réception des parachutages de la Coupe. Leur camp de base est situé dans les bois de
Lafa, et leur chef est Alphonse Arlot le fils aîné d'Elise Arlot.
L'été 1944 restera dans les mémoires comme la période la plus
difficile de la guerre. Le débarquement allié en Normandie et le harcèlement des
troupes d'occupation par les embuscades des maquis, redent les soldats allemands plus
nerveux et capable du pire. Le livre "Usson Du Poitou au fil des siècles"
retranscrit les passages du registre paroissial dans lequel l'abbé Maigret a eu
l'heureuse initiative de noter les évènements et les exactions allemandes qui ont
endeuillés Usson du Poitou et ses environs à cette époque (massacre du vigeant, etc. ).
Les combats et escarmouches multiplient le nombre des blessés. Paul Rogeon, médecin
d'Usson du Poitou, joue alors un rôle décisif pour organiser des hôpitaux de fortunes
et clandestins dans les fermes ou les autres demeures à Usson du Poitou et ses environs.
Le livre "Usson
Du Poitou au fil des siècles" retranscrit cela.
En novembre 1944, après la libération d'Usson du Poitou, le conseil
municipal est dissous et remplacé par une délégation municipale (conseil provisoire),
présidé par Georges Taphanel, qui gère la commune jusqu'aux élections de mai 1945,
date à laquelle Georges Taphanel devient maire.
En 1945, des prisonniers allemands sont utilisés pour l'exploration du
bois de feu que la commune doit fournir. Par la suite, ils pourront êtres employés par
les personnes qui en auront besoin et pour les travaux communaux. Cinq de ces prisonniers
sont mis à la disposition de l'hôpital de la Grande-Epine. En 1947, les derniers
prisonniers allemands quittent Usson du Poitou et peuvent rentrer chez eux.
Deux plaques commémoratives des enfants d'Usson du Poitou, morts
pendant la guerre, sont inaugurées dans l'église pendant la mission de février 1949.
Une autre plaque commémorative est apposée par la commune sur le monument aux morts de
1914-1918 sur laquelle figure les noms "des enfants d'Usson tombés pendant la
guerre 1939-1945, ainsi que ceux des français tombés au cours des combats qui se sont
déroulés sur le territoire de la commune".
En 1952, les représentants des forces alliées ont attribué la croix
du Franco-British Merit à Elise Arlot et à M. le docteur Rogeon. Rapportant cette
manifestation, l'abbé Maigret rend également hommage à André Faye qui aida des
aviateurs anglais au péril de sa vie.
Au cours du 20ème siècle, la gestion de la vie municipale et
du quotidien des habitants se poursuit au-delà des troubles politique.
Les décisions politiques nationales de 1905, visant à supprimer les
écoles dirigées par des congrégations religieuses, entraînent la nécessité pour
l'école publique de faire face à un afflux de nouveaux élèves. Sous l'insistance du
préfet, la municipalité d'Usson du Poitou se voit dans l'obligation d'accepter la
création de deux postes d'adjointes pour l'école publique des filles. Après location
d'un immeuble pour y faire des salles de classes, après le rapport de l'inspecteur
d'académie soulignant l'exiguïté des classes et le manque de confort nécessaire à une
école (préau, cabinets d'aisance et grande cours), la municipalité envisage le projet
d'une reconstruction totale d'une école. En 1912, le terrain situé route de l'Isle
Jourdain est acheté par la mairie. La construction des bâtiments débute, et en 1913,
pour la rentrée scolaire, le nouveau groupe scolaire est inauguré.
Suite à la chute des naissances durant la Première Guerre mondiale et malgré la prime
de natalité donnée aux familles à partir du 4ème enfant, le poste de quatrième
adjoint a l'école publique est supprimé.
Jusqu'en 1941, il n'y a pas de cantine scolaire à l'école publique.La mairie essaye de
pallier à ce problème par des aménagements qui ne satisfont pas l'accadémie. Dans son
rapport de 1956, l'inspecteur d'accadémie rappelle qu'il manque toujours une cantine et
que les "74 enfants (garçons et filles) sont obligés de prendre dans les salles
de classe, à midi, leur repas froid apporté de la maison, tandis que 20 autres élèves
sont "en pension" chez des particuliers du bourg." En 1959, à
Pâques, une vraie cantine scolaire est ouverte et ses statuts définitifs sont votés le
15 octobre 1959. Mais malgré de meilleures conditions de scolarisation, les effectifs des
élèves de l'école publique baissent depuis les années d'après-guerre, et les menaces
de fermeture de classes sont récurrentes.
Les travaux d'aménagement, terminés en 2000, ont permis un rajeunissement des locaux,
une meilleure acoustique, une bonne luminosité et une amélioration de l'organisation de
l'espace. Une salle prend désormais place dans l'ancien préau.
En l'an 2000, l'école publique comptait trois classes (une de maternelle et deux
élémentaires) et son directeur était monsieur Laurent Cardonna.
La réouverture (illégale à cette époque) de l'école privée en
1903, sous une direction laïque avec la présence de surs sécularisées, à permis
la survie de cet établissement. En 1940, grâce au régime de Vichy qui met fin à la
sécularisation des religieuses, celles d'Usson du Poitou peuvent reprendre l'habit de
leur ordre. En 1953, l'établissement est autorisé à prendre des pensionnaires et en
1961 un premier contrat est signé avec l'Etat. En 1970, l'école accueille les premiers
garçons. A la rentrée 1994, le contrat simple, qui lie l'école à l'Etat, est remplacé
par un contrat d'association. Le 20 juin 1998, l'école fête les 130 ans de
l'implantation des religieuses à Usson du Poitou et l'école porte le nouveau nom d'Ecole
St Joseph. En 2000, les surs ne sont plus que trois à Usson du Poitou, et on compte
quatre professeurs laïcs dans l'équipe éducative.
A Usson du Poitou, les municipalités successives doivent faire
face à l'inexorable diminution de la population, et plus encore depuis la seconde guerre
mondiale. Entre les recensements de 1901 et de 1999, Usson du Poitou a perdu 1201
habitants.
Au début du siècle, l'arrivée des migrants "vendéens"
(appellation donnée aux agriculteurs de Vendée, du bocage Deux-Sèvrien et du
Maine-Et-Loire, qui, suite à une forte natalité et à la surpopulation qu'elle entraîna
dans ces départements, ont du migrer vers le sud pour trouver du travail, notamment dans
des exploitations agricoles), n'a pas suffit à enrayer la courbe descendante de la
population Ussonnaise, ni son vieillissement.
En 1972, l'espoir d'un renouveau de la population revient, suite à
l'implantation de la C.I.E., usine de Cartonnage-Imprimerie-Emballages. Mais en 1974,
l'usine est en cessation de paiement, et fermera définitivement ses portes le 31
décembre 1975, malgré une reprise de fond. Mis en vente, les bâtiments seront
finalement repris par la société Duvivier-Durev, spécialiste d'ameublement
contemporain, toujours en activité aujourd'hui.
Petit à petit, le parc de logement de la commune s'est agrandi, grâce
à diverses initiatives municipales : un premier groupe de logement H.L.M. voit le jour à
Lusigny en juillet 1975; en 1984 un "village-retraite" est inauguré, il compte
36 pavillons; en 1984 le projet du lotissement de Lusigny est validé avec 11 pavillons;
en 1996, l'O.P.A.C. 86 construit 13 nouveaux logements prioritairements destinés aux
familles; en décembre 1989, la résidence de la Nougeraie est officiellement inaugurée,
la M.A.P.A.D. (Maison d'Accueil pour Personnes Âgées Dépendantes) ayant reçu son
agrément en 1988 pour 75 lits, dont sont bénéficiaires de très nombreux Ussonnais (17
en 1989 à 31 en 1999); le service de la M.A.P.A.D. est complété par la Sodexho qui
assure la préparation des repas aux résidents et qui, le 3 juin 1996, met en place un
service de portage de repas à domicile pour les personnes âgées. Ce service porte le
nom de Présence Verte Service.
La municipalité réalise de gros aménagements, dans le bourg,
destinés à améliorer le cadre de vie des habitants, et ce depuis plusieurs années :
amélioration de la voirie avec le recul du monument de 1870; construction d'une fontaine
place de l'Etoile et aménagement de cette dernière; mise en place progressive de
lanternes de style ancien (enlèvement des poteaux en ciment et pose sous toitures ou
enfouissement des lignes électriques et téléphoniques); aménagement d'un parking
derrière le Jardin du Prieuré; création d'un Théâtre de Verdure (ou Jardin du
Prieuré), bel amphithéâtre de 200 places inauguré en 1998, lieu de fêtes et de
représentations théâtrales; début des travaux du projet des "Jardins de la
Clouère" qui comporte trois zones distinctes : 1er, le parking du cimetière
transformé en zone de détente et de loisir, 2ème la zone de la Saulaie destinée à
accueillir des équipements pour le pique-nique et des jeux, 3ème la zone de la
Roselière destinée à être transformée en observatoire de la faune et de la flore
locale (tous ces travaux commencés à la fin de ce 20ème siècle sont aujourd'hui
complètement achevés).
Tous les travaux d'aménagements du bourg ont été réalisés avec
l'accord de l'architecte des Bâtiments de France puisque l'ensemble du bourg d'Usson du
Poitou se situe dans le périmètre de protection de l'église, classée monuments
historiques.
Le 20ème siècle eu de nombreuses incidence sur la vie des
Ussonnais et des Ussonnaises, et ce chapitre n'est qu'un tout petit aperçu de ce que fut
la vie à Usson du Poitou et son histoire au cours de ce siècle. Le livre "Usson Du
Poitou au fil des siècles" apporte de très nombreuses précisions
et détail sur la vie et les évènements de ce siècle. Il consacre notamment une dizaine
de pages à un éphéméride du 20ème siècle à Usson du Poitou. Cet éphéméride
contient, dans un ordre chronologique, divers évènements qui ont un grand intérêt pour
l'histoire de la commune d'Usson du Poitou.
FIN
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